Interlude Photographique

Un photographe en vadrouille

Exploration culturelle et découverte du monde

Laon, la Montagne Couronnée

13 mars 2024 | Aisne

Charmante cité médiévale atypique au patrimoine historique unique, la ville de Laon est l’un des joyaux du nord de la France que je vous invite à découvrir cette semaine.

On entre dans le vif du sujet axonais avec cet article sur la ville de Laon qui me tient vraiment à cœur ! C’est la ville où j’ai passé mon adolescence et où je suis souvent revenu pour participer à des événements ou simplement vadrouiller dans ses ruelles. Je pense sincèrement que c’est l’une des plus belles pépites du nord de la France, tant elle est magnifiquement conservée et offre un voyage à l’époque médiéval. Je vous propose ici une petite présentation puis les 7 raisons qui selon moi font de cette destination un incontournable pour qui aime l’histoire et l’architecture, ou juste venir visiter au moins une fois.

Laon, la montagne couronnée

Laon dans l'Aisne

Laon est la préfecture du département de l’Aisne, à égale distance de Reims, Soissons et Saint-Quentin c’est un point de passage obligé quand on va de Paris à la Belgique ou de Reims à Lille. Elle se situe à 2 h de voiture de Paris et 1 h 30 en train. La ville se divise en deux parties, la ville basse moderne et la ville haute qui correspond à l’ancienne cité médiévale.

Cette cité fortifiée siège à 80 m d’altitude sur une butte de roche calcaire verdoyante dont le point culminant est sa cathédrale de style gothique. Qu’importe par où vous arrivez à Laon, il vous est impossible de manquer ce magnifique spectacle qui lui a valu le surnom de « montagne couronnée ». Sur son plateau, la ville haute garde au sein de ses 6 km de remparts la splendeur de son patrimoine médiévale, c’est comme un voyage dans le temps au gré des ruelles pavées, des maisons bourgeoises de pierres et autres constructions classées. Souvent témoin de l’histoire de France, dont elle a brièvement été la capitale, son centre historique sauvegarde plus de 80 monuments dans ce qui est aujourd’hui le plus vaste secteur sauvegardé de France.

Habité depuis la préhistoire, c’est dans l’antiquité, avec une probable édification d’un castrum romain autour du IIIe siècle, que la colline verra son peuplement devenir intensif. Entre le Ve et VIe siècle Saint-Rémi élève Laon à la dignité de « cité » par la création d’un évêché de renom. Au Xe siècle la ville était une des résidences fréquentes des rois carolingiens, la mettant au premier plan pour le pouvoir royal. Durant le Moyen-Age la cité sera un haut lieu intellectuel et un territoire riche grâce au commerce, notamment de son vin, et on y retrouve beaucoup de maisons bourgeoises et autres hôtels particuliers. C’était aussi l’une des villes de passage de la Via Francigena du VIe au XIVe siècle, voyant l’édification d’abbayes d’influences, d’une des premières commanderies de l’ordre des Templiers et forcément sa cathédrale.

 

Au XIIIe siècle elle est peuplée de plus de 10 000 habitants ce qui en fait l’une des plus grandes villes de France de l’époque. Les fortifications de la ville sont attestées dès le IXe siècle et subiront des reconstruction et agrandissement jusqu’au XVIIe siècle la dotant de plus de 7 km de remparts, 18 portes et une quarantaine de tours. Aujourd’hui il ne reste que trois portes, celle d’Ardon, de Soissons et des Chenizelles, et une dizaine de tours. Les guerres de religion verront la ville se rallier à la Ligue, ce qui forcera Henri IV à l’assiéger en 1594, et, une fois la cité conquise, détruire plusieurs quartiers pour y implanter une citadelle. C’est suite à la Révolution française que Laon deviendra le chef-lieu du département nouvellement formé de l’Aisne.

Pendant les 200 ans suivant la révolution, Laon sera la témoin des différents conflits entre la France et des nations européennes, mais la ville haute sera globalement épargnée des destructions. Au Premier Empire Napoléon perdra la bataille de Laon les 9 et 10 mars 1814 lors de la campagne de France précédant la fin de son règne. Au cours de la guerre franco-allemande, elle sera prise le 9 septembre 1870 par les armées prussiennes marchant sur Paris, donnant lieu à un événement incongru avec l’explosion de la poudrière de la citadelle (voir anecdote relatée plus bas). Durant les deux guerres mondiales elle sera à chaque fois rapidement conquise, servant lors de la Grande Guerre de principal point d’appui du front et pendant la guerre 39-45 un commandement de la Luftwaffe y sera implanté. La ville haute sera épargnée des destructions des deux conflits, au contraire de la ville basse et son nœud ferroviaires qui seront la cible de campagnes de bombardement alliées en 1944.

Laon vue du ciel

Laon vue du ciel

De par son passé et son environnement médiéval protégé, Laon est aujourd’hui une intéressante destination touristique, l’office du tourisme mettant beaucoup de choses en œuvre dans ce sens, notamment en période estivale. Elle est aussi le lieu de nombreux événements culturels et musicaux dont les plus connus sont la montée historique, un rassemblement d’automobiles de collection, les fêtes médiévales, anciennement nommés les Euromédiévales, et le spectacle « Couleurs d’été », des projections 3D sur la façade de la cathédrale.

Quelques virages en lacets vous mèneront du plancher des vaches aux pieds des murailles de la cité médiévale. C’est une bonne destination pour s’organiser un weekend, il faut compter une solide journée pour découvrir la ville et pourquoi pas une ou deux de plus pour explorer ses environs. C’est à pied qu’elle s’apprécie, en prenant son temps de lever la tête, de s’aventurer dans une petite ruelle, de se perdre en suivant ses pas. L’office du tourisme se trouve dans l’ancien Hôtel-Dieu, édifié en 1167 au pied de la cathédrale, et je vous conseille de vous garer non loin, sur la promenade Yitzhak Rabin qui constitue l’un des parkings gratuits de la ville haute. Vous pourrez y dénicher pas mal de choses pour vous aider dans votre séjour, des itinéraires aux réservations pour visites guidées, en passant par les agents d’accueil qui sont de bon conseil.

Office du tourisme du Pays de Laon

Office du tourisme du Pays de Laon et panneaux touristiques

Suivez le guide

Les 7 raisons de venir à Laon

Flâner dans les ruelles de la cité médiévale

Pour découvrir la cité médiévale de Laon, rien de mieux que de traîner au fil des rues pavées de son centre historique. On a vraiment l’impression d’être transporté à une autre époque ou dans un décor de film de cape et d’épée. Chaque petite ruelle est un véritable labyrinthe qui réserve nombre de trésors médiévaux. Par exemple l’ancien hôtel particulier des Chanoines, datant du XIIe siècle c’est la plus vieille maison de la ville. Un grand nombre de bâtiments sont classés monuments historiques, des maisons allant du XVIe au XVIIIe siècle aux portes et cours intérieures. Il est possible de trouver à différents endroits des panneaux explicatifs concernant un point d’intérêt ou détaillant l’histoire de Laon.

L’office du tourisme, situé juste à côté de la cathédrale dans un ancien Hôtel-Dieu, propose une visite guidée d’une heure trente. C’est une occasion de voir un lieu qui malheureusement est fermé au public, la cour du Dauphin et son hôtellerie dont le style architectural a évolué pendant les XIIIe, XVe, XVIe et XVIIe siècles.

Rue Châteleine
Laon

De gauche à droite : rue Châteleine, “rue” Pierre Abélard, porte de l’ancien hôtel de ville

Porte de l'ancien Hôtel de ville

En période estivale Laon dynamise certains endroits touristiques par la pose de décorations comme les centaines de parapluies colorés de la rue Châteleine ou encore les enseignes qui fleurissent un peu partout. Des animations sont aussi proposées sur la place aux pieds de la cathédrale, offrant la possibilité de découvrir des jeux typiques, ou simplement s’installer confortablement pour admirer l’édifice. La rue Châtelaine est d’ailleurs l’une des artères piétonnes principales de la vieille ville qui ne manque pas de charmes et abrite plusieurs commerces et restaurants. C’est aussi dans cette rue qu’on rencontre quelques peintures trompe-l’œil dont l’œuvre la plus magistrale se trouve dans une discrète venelle, la fresque peinte par Pierre Grenier retraçant les personnages qui ont côtoyé l’histoire de la ville.

Laon est en effet peuplé d’un grand nombre d’œuvres de Street Art, avec notamment la présence de nombreuses peintures de C215 réalisées en 2019 et dont l’office du tourisme propose un itinéraire, même si c’est assez satisfaisant de les découvrir par hasard au gré de votre promenade. Pour les personnes aimant ce genre d’art, certains bâtiments de la ville basse ont reçu des peintures monumentales à l’occasion de festival de street art en 2022 et 2023.

Fresque trompe-oeil
Fresque trompe-oeil

Fresques trompe-oeil

Découvrir la cathédrale de Laon

Visible à plus de 20 km par beau temps, il est impossible de manquer le monument emblématique de Laon, tant ce chef-d’œuvre de l’architecture gothique primitif est un phare pour les personnes traversant le Laonnois et se promenant dans la vieille ville. En arpentant les ruelles, votre regard se portera presque continuellement sur son imposante silhouette et ses tours s’élevant dans le ciel. Elle se trouve à l’emplacement de deux précédents édifices, une cathédrale carolingienne à la fin du VIIIe siècle et une cathédrale romane inaugurée en 1071 et endommagée par un incendie lors d’une insurrection communale en 1112. La cathédrale actuelle fut bâtie à partir de 1155 en débutant par le cœur et son grand transept, enchainant les constructions des autres parties de l’ouvrage jusqu’en 1205, ce qui en fait une des premières du style gothique. Des travaux d’élargissement du chœur eurent ensuite lieu de 1205 à 1220 pour l’agrandir et permettre d’accueillir plus de monde. Après la Révolution française, Laon perd son statut d’évêché ce qui fait que l’édifice n’est plus vu comme une cathédrale au sens religieux, mais une église paroissiale. Classée monument historique en 1840 dans le but de la sauver de la ruine, elle subira une restauration en profondeur au cours du XIXe siècle avec quelques modifications, la dotant par exemple d’un bestiaire exotique sur sa façade à l’image de l’hippopotame et du rhinocéros.

En arrivant sur la place du parvis, on prend conscience de son imposante façade ouest à la multitude d’éléments sculptés. Trois porches profonds sortent du massif et abritent les portails aux nombreux détails issus de la restauration du XIXe siècle. En s’élevant, on rencontre au premier étage sa spectaculaire rose et deux fenêtres, surplombées par une galerie. La façade est surmontée par un groupe sculpté, représentant la Vierge, au centre et de chaque côté les tours qui s’élèvent à 52 m. Peuplées de gargouilles extravagantes et chimériques, on peut y voir, à chaque angle, des statues de bœufs, donnant naissance à une légende locale. C’est vraiment agréable de s’asseoir en face d’elle et prendre le temps d’en apprécier chaque élément. On retrouve aussi une tour et un portail d’entrée monumental de chaque côté de l’édifice, ainsi qu’en son centre la tour-lanterne, ce qui en fait, avec 5 tours, la cathédrale de France qui en a le plus grand nombre.

Cathédrale de Laon

En pénétrant dans la cathédrale, on se rend compte que cette façade contraste énormément avec son ambiance intérieure épurée et sobre. La nef fait 110 m de long et 24 m de hauteur, pour seulement 12 m de large, une étroitesse qui donne une impression de hauteur vertigineuse dont la pierre blanche rend l’espace très lumineux. Les grandes arcades avec leurs voutes en croisées d’ogives, les tribunes, le triforium et les fenêtres aux vitraux colorés forment de chaque côté les quatre niveaux de son élévation. En son cœur un véritable puits de lumière d’une hauteur de 42 m descend de la tour-lanterne et de chaque côté de la nef 27 chapelles ont été construites au XIVe siècle entre les contreforts. On y retrouve par exemple la chapelle Saint-Léonard où plusieurs écoles de Laon ont reproduit un pavement de type médiéval en utilisant des techniques du 12e siècle et la chapelle du calvaire qui abrite le « bleuet de la mémoire ».

Aux quatre extrémités de la cathédrale, on peut admirer les spectaculaires rosaces et les fenêtres qui les accompagnent. Celle au nord représente en son centre la sagesse cerclée de huit vitraux symbolisant les arts libéraux et la médecine, témoin du passé universitaire de la ville, tandis que celles à l’est et à l’ouest se font écho et dépeignent l’Apocalype. Au sud une reconstruction plus sobre a eu lieu après l’explosion de la poudrière de la citadelle en 1870 qui a soufflé une partie des vitraux.

Cathédrale de Laon
Cathédrale de Laon
Cathédrale de Laon
Cathédrale de Laon
Cathédrale de Laon

On peut certes considérer que la cathédrale de Laon est plus petite que certaines de ses contemporaines, mais quand on arpente les ruelles de la ville elle trône au-dessus des toits médiévaux et surplombe tout le pays du Laonnois. C’est une véritable occasion de profiter du panorama que l’office du tourisme propose à l’occasion de visites guidées partant de la place et montant dans l’édifice. L’ascension débute par un premier arrêt à 24 m de haut, au niveau de la tribune, histoire de bénéficier d’une vue imprenable sur la cité médiévale à vos pieds, pour ensuite se poursuivre dans l’une des tours de la façade qui accorde une vision époustouflante sur 360°, permettant d’admirer la plaine et les collines environnantes. La visite se terminera en intérieur, mais toujours en altitude, par la tribune sud qui offre une vue qu’on a rarement l’occasion d’apprécier dans ce genre de lieu et où une collection de dalles funéraires, gargouilles et autres sculptures ont été mis à l’abri. Une réservation auprès de l’office du tourisme est nécessaire et n’hésitez pas à vous renseigner sur les horaires et si la météo et la propreté autorisent de monter dans la tour, la dernière fois nous n’avons eu accès qu’à la tribune.

Cathédrale de Laon
Cathédrale de Laon

La cathédrale au centre de la cité médiévale

  • La présence des bœufs sur les tours de la cathédrale de Laon viendrait d’une légende associée à la construction de l’édifice. Une histoire populaire raconte qu’un attelage de pierre perdit l’un de ses bœufs, mort de fatigue. Mystérieusement un bœuf blanc apparut pour prendre la place de l’animal manquant et terminer l’ascension du chargement. Pour rendre hommage à cette légende, 16 statues de bœufs ont été incluses.
    Une autre hypothèse part du fait que les bœufs ont été sculptés grandeur nature et donc seraient un bon repaire pour se rendre compte de la taille du monument.

Faire le tour de la ville haute au fil de ses remparts

Qui dit cité médiévale dit forcément fortification et la ville de Laon ne fait pas exception avec ses environ 6 km de remparts élevés du IXe au XVIIe siècle. C’est une très intéressante promenade que de suivre son parcours, ponctué par endroit de tours, et faire le tour de la butte. Tout du long, de magnifiques panoramas s’offrent aux yeux ; au Nord sur la plaine axonaise, au Sud les collines du Laonnois et à l’Ouest la forêt domaniale de Saint-Gobain. Par beau temps il est possible de voir à plus de 20 km à la ronde ! Ce qui ne doit pas empêcher de tourner son regard vers la ville haute histoire d’apprécier certains monuments comme la superbe vue sur la cathédrale et l’ancien palais épiscopal lorsqu’on remonte la promenade Yitzhak Rabin.

Un tracé très agréable et simple à suivre, ponctué de nombreux espaces de verdure et passages dans d’anciennes ruelles pavées. C’est l’occasion de rencontrer certains des monuments les plus emblématiques de Laon comme la majestueuse porte d’Ardon, édifié au Xe siècle et remanié au XIVe siècle, qui était l’entrée principale pour se rendre au palais carolingien ou à l’autre bout du plateau laonnois la porte de Soissons construite au XIIe siècle et en avant d’elle la tour penchée « Dame Eve ». Les remparts mènent aussi à la citadelle de Laon érigée au XVIe siècle par Henri IV après avoir repris la ville à la Ligue, elle a pour particularité d’avoir ses défenses tournées vers la cité.

Les remparts de Laon
Les remparts de Laon
Porte d'Ardon, Laon
Vue depuis les remparts de Laon
Porte d'Ardon, Laon

Explorer ses souterrains

La ville haute de Laon a été bâtie sur une butte de roche calcaire, une pierre facile à travailler et très utile pour la construction d’édifices. Les habitants ont très tôt exploité son sous-sol en carrières, sur plusieurs niveaux, transformant la colline en un véritable gruyère composé de sable et d’argile. Cela engendrera certains risques d’effondrement et de glissement de terrain, entrainant des travaux de consolidation et une adaptation des projets urbains comme celui de la cathédrale qui verra la construction de 5 tours au lieu des 7 prévues.

Aujourd’hui une grande part des souterrains sont en secteurs privés, se trouvant sous les habitations ou rues, mais une petite partie est ouverte au public. Au départ de la citadelle de Laon  une visite guidée intitulée « Les secrets sous la ville » permet d’en explorer 400 m de galeries aménagés et de découvrir l’histoire de la cité de la préhistoire à nos jours. Accompagné d’un guide et muni d’un audioguide, le tracé d’une 1 h est une succession de scénographies de vidéos, son et lumière donnant vie aux galeries souterraines sous la citadelle.

Une visite que je n’ai pas encore eu l’occasion de faire, enfin si en 2004 ce qui n’est pas d’hier, donc je ne peux pour le moment en raconter plus ou montrer des photos, mais c’est en projet.

  • Pendant la guerre franco-prussienne a eu lieu un événement assez incongru. Au moment de la signature de la reddition de Laon, le 9 septembre 1870, à la citadelle un garde d’artillerie française refusant la capitulation mis le feu à la poudrière qui explosa occasionnant plus de 200 morts chez ses compatriotes et 30 Prussiens. L’explosion entrainera des destructions dans la ville haute, la cathédrale perdant les vitraux de ses chapelles et d’une partie de ses rosaces.

Passer de ville à campagne en quelques pas

La nature est très présente à Laon, qu’importe, où on porte le regarde à l’horizon, on voit que la campagne n’est jamais loin et ses versants sont recouvert de verdure. Il existe toutefois un endroit dépaysant en plein cœur de la cité, comme une oasis campagnarde entre deux bras de la ville haute, la cuve Saint-Vincent. Au départ de ses murailles, différents petits sentiers, surnommés les grimpettes en référence à leur dénivelé, vous mèneront dans cet ancien vignoble peuplé aujourd’hui de champs et de forêts.

Les grimpettes
La cuve Saint-Vincent

La cuvre Saint-Vincent et les grimpettes qui y mènent

Voyager dans le temps au musée d’art et d’archéologie

À deux pas de la cathédrale se trouve le musée d’Art et d’Archéologie du Pays de Laon, ouvert gratuitement au public. Installé dans l’ancienne commanderie des Templiers, les expositions rassemble plus de 2000 œuvres qui permettent un voyage archéologique et artistique dans l’histoire régionale, mais aussi les civilisations du bassin méditaréennes. On y découvre par exemple des pièces archéologiques gauloises, une fibule du VIIe siècle, un vase d’Égypte prédynastique, des œuvres d’art du XVe au XIXe siècle ou encore un cabinet datant du XVIIe siècle.

Dans le parc qui jouxte le musée se dresse une chapelle des Templiers de style roman édifié vers 1140, malheureusement il est actuellement en rénovation et on le découvre habillé d’un échafaudage.

Festoyer à l’occasion des fêtes médiévales

Quitte à avoir souvent l’impression de voyager dans le temps au détour des ruelles de Laon, pourquoi ne pas le faire à l’occasion de ses fêtes médiévales ? Prenant pied sur les promenades qui font le tour des murailles de la citadelle, les festivités ont lieu chaque année le temps d’un weekend en septembre. Cette incursion au Moyen Âge propose gratuitement un ensemble d’animations festives, un marché médiéval, des campements de troupes de reconstitution, des stands artisanale, et les déambulations de personnes en costumes d’époques qui vont avec.

C’est vraiment un instant très intéressant, on y rencontre des personnes passionnées qui seront à nous en apprendre beaucoup sur cette période souffrant souvent de stéréotypes, mais aussi nombre d’artisans développant les arts et techniques de l’époque comme la calligraphie ou la taille de pierre. Sans parler que c’est l’occasion de gouter quelques spécialités locales ou historiques, je vous conseille d’ailleurs l’hypocras rouge, un vin médiéval aux épices. Tout au long de l’après-midi, les spectacles ne manquent pas dont les joutes équestres des Chevaliers de la Montagne Couronnée sont devenues un moment incontournable. L’autre instant emblématique du weekend c’est le défilé médiéval des différents participants costumés qui traverse la ville haute pour rejoindre le parvis de la Cathédrale.

Les Satyres de la compagnie Arteflammes aux fêtes médiévales
Spectacle "Comme à la maison" de la compagnie Mandalas lors des
Eglise fortifiée St Médard de Parfondeval
Campement historique aux fêtes médiévales de Laon

Quoi faire autour de Laon ?

La ville constitue un bon point de départ pour découvrir le pays du Laonnois et d’autres territoires de l’Aisne, notamment de par la présence de nombreuse possibilité d’hébergement. Voici donc pour terminer cet article quelques idées d’activité à moins de 30 minutes pour compléter votre visite :

 

    • La Caverne du Dragon et le chemin des Dames, lieu de batailles lors de la Grande Guerre.
    • Le Centerparc du lac de l’Ailette offre de nombreux divertissement.
    • Le Laonnois offre plusieurs belles vadrouilles dans la nature axonaise : les creutes à Mons-en-Laonnois, la hottée de Gargantua, la forêt de Saint-Gobain, l’abbaye de Vauclair…
    • Le musée des temps barbares à Marle, un voyage dans le temps à la période mérovingienne.
    • Coucy-le-Chateau et ses ruines médiévales.
    • Axo plage à Monampteuil.

Fiche pratique

Albums photos : 

  • 10/08/2014 : Promenade nocturne (Hors-ligne)
  • 21/05/2015 : Promenade Laon (Hors-ligne)
  • 30/05/2015 : Montée Historique de Laon (Hors-ligne)
  • 22/08/2015 : Spectacle son & lumière ed Laon ( Hors-ligne)
  • 15/05/2016 : Montée historique de Laon (Hors-ligne)
  • 22/08/2018 : Spectacle son é lumière de Laon (Hors-ligne)
  • 03/09/2019 : Promande Laon (Hors-ligne)
  • 04/09/2020 : Fêtes médiévales de Laon (Hors-ligne)
  • 27/05/2023 : Montée historique de Laon (Hors-ligne)
  • 18/01/2024 : Laon sous la neige (Hors-ligne)
  • 07/03/2024 : Promenade Laon (Hors-ligne)

Situation : Laon, Aisne, Haut-de-France, France
Coordonnée GPS : 49°33’50″N / 3°37’28″E
S’y rendre : en voiture, à 1 h 30 de Paris, en train même durée
Quand visiter : tout l’année, une préférence pour le printemps et l’été

Activité : marche, visite de monuments et musée, fête médiévale
À voir : cathédrale, remparts, porte d’Ardon, musée municipal, rue châteleine…
Tarif : gratuit, visites guidées payantes (9€ les souterrains, 7€ la cathédrale et la cité médiévale)
Se restaurer : de nombreux restaurant allant du kebab au restaurant de cuisine locale.
Où dormir : hôtel, camping municipal, auberges.
Événement s’y déroulant : fêtes médiévales, Montée historique, Jazz’Titude…
À voir aux alentours : le chemin des Dames, vallée de l’Aillette,  forêt de Saint-Gobain, villages du Laonnois…
Renseignements : Office du tourisme du Pays de Laon, place du Parvis Gautier de Mortagne 02000 Laon
03 23 20 28 62 ou le site de l’office du tourisme

Liens utiles

J’espère que cet article aura su vous transmettre la passion que je porte pour cette ville et donné envie de venir la découvrir par vous-même.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me laisser un commentaire.
À très vite pour d’autres découvertes de ce genre !

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